Jean-Jacques Samson: le «douche» de service

JJSAMSONDOUCHE

AmiEs ‪#‎GAPPA‬! Devant ce torchon pathétiquement alarmiste, GAPPA tient à rappeler à Jean-Jacques Samson quelques faits sur la condition des femmes :

– Les femmes au Québec touchent toujours 2,54$ de l’heure de moins que les hommes
http://www.scfp.qc.ca/nouvelles/2538/Les-femmes-toujours-moins-payees-que-les-hommes?langue=fr

– Deux fois plus de femmes de 15 ans ou plus (42,6 %, comparativement à 21,5 % des hommes) consacrent 15 heures ou plus par semaine aux travaux ménagers
http://www.scf.gouv.qc.ca/fileadmin/publications/Portrait_stat_famille_2011.pdf, p. 497.

– Les femmes s’absentent du travail en moyenne 80 heures pas année pour des obligations personnelles et familiales alors que cette moyenne est de 20 heures pour les hommes
http://www.scf.gouv.qc.ca/index.php?id=107

– Les femmes obtiennent davantage de diplômes de baccalauréat que les hommes, mais seulement 36% des doctorats sont décernés à des femmes
http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/savoir/pdf2009/savoir_dec09.pdf

– Il y a seulement 33% de femmes à l’Assemblée nationale
http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2012/09/06/011-femmes-parlement-elections-defi.shtmlhttp://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2012/09/06/011-femmes-parlement-elections-defi.shtml

– Les victimes de violence conjugale sont des femmes dans 80% dans cas. En 2009, 6736 femmes ont été accueillies dans l’une des 106 maisons d’hébergement du Québec. En tout, 43 183 femmes ont fait des demandes de services externes et 22 339 de ces femmes ont reçu une aide. Aussi, 28% pour cent des Québécois considèrent que la violence conjugale n’est pas un crime.
http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-sociales-psychologie/20101206-la-violence-conjugale-reste-un-probleme-important-au-quebec.html

Est-ce cela, votre « société matriarcale » ? Monsieur Samson, tant mieux si la problématique du décrochage scolaire chez les jeunes hommes vous préoccupe. Mais de grâce, cessez de fabuler quant à la condition féminine et de voir le rattrapage des femmes vers l’égalité comme une « menace ». Et puis, pourquoi serait-ce une « perspective cauchemardesque pour l’homo quebecus » que de prendre davantage part aux tâches domestiques et familiales, traditionnellement associées à la femme? C’est là que votre jupon réactionnaire dépasse, Monsieur Samson : ah qu’il était bon, le temps où l’homme pourvoyeur revenait du travail avec un bon souper qui l’attendait sur la table! Vous souhaitez améliorer la condition masculine, Monsieur Samson? Eh bien commencez par cesser de véhiculer des stéréotypes enfermant l’identité masculine dans un genre et un rôle précis. La diversité des genres vous effraie? Ou bien êtes-vous simplement terrorisé à l’idée de passer le balai?

Le torchon en question:

«Le jour n’est peut-être pas si loin où la création d’un ministère de la Condition masculine s’imposera au Québec.

Son mandat sera calqué sur celui de l’actuel secrétariat à la Condition féminine: «assurer la coordination, la cohérence et le développement des actions gouvernementales en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes».

Le Québec a en effet évolué très rapidement depuis trente ans vers une société de plus en plus matriarcale.

Le mâle québécois sera ainsi «bossé» au travail par une femme, qui a poussé plus loin ses études et qui détiendra les postes de direction. Rentrée à la maison, sans s’arrêter au 5 à 7 (!), sa conjointe possédera l’autorité du partenaire qui touche les plus hauts revenus, qui, mieux informée, orientera les décisions touchant les achats communs, la gestion du budget, l’éducation des enfants, les choix de sorties, les vacances.

Puisque madame occupera un poste de responsabilité et que son agenda sera moins flexible, l’homme prendra ses congés mobiles pour s’occuper de l’enfant dont la garderie est fermée en raison d’une grève ou qui est malade. Il se chargera de la plupart des tâches ménagères. Il gérera le frigo et le garde-manger.

Prisonnier de cet esclavage, son statut périclitera, tout comme sa confiance en lui. Sa production de testostérone chutera. L’homme québécois est destiné à devenir un être d’une catégorie inférieure, sous domination féminine. À conduire la petite deuxième voiture pendant que madame ira à son important meeting au volant de sa BM.

Gêné, il voudra peut-être même porter le voile.

Femmes au pouvoir

Ces perspectives cauchemardesques pour l’homo quebecus me sont inspirées par les statistiques sur l’inscription au cégep pour la prochaine session: 58% de filles contre 42% de garçons dans la région de Montréal.

Ce n’est que la pointe de l’iceberg. Les données du bureau du registraire de l’Université Laval sont encore plus alarmantes. Tous les programmes confondus, déjà en 2009, les femmes ont obtenu 62% des diplômes émis en 2009. En haut du palmarès, l’université leur a décerné 79% des diplômes en pharmacie, 70% en médecine, 63% en droit et même 51% en sciences de l’administration.

Il n’y a à peu près plus qu’en foresterie (67%) en sciences et génie

(73%) et en… théologie que les hommes dominent toujours.

La transformation de la société que de telles statistiques annoncent est encore incommensurable.

Le sablier

Le sablier s’est renversé à une vitesse foudroyante. René Lévesque a nommé une première ministre de la Condition féminine en 1979, Lise Payette, en réponse à la montée du mouvement féministe.

Un train de lois a été adopté depuis et des mesures à saveur de discrimination positive ont été prises. L’objectif était l’égalité des chances homme/femme, de la naissance à l’âge adulte et l’égalité tout court ensuite, dans toutes les dimensions de la vie en société.

Le balancier ne s’arrête toutefois jamais sur la ligne médiane en pareilles matières. On écarte d’entrée de jeu le contingentement des femmes aux études postsecondaires. Il faut donc impérativement trouver des meilleures façons d’inciter les adolescents à pousser leurs études jusqu’au cégep et l’université et les aider par la suite à prendre leur place.

Ces jeunes mâles ne réalisent pas ce qui les menace s’ils ne se réveillent pas.

D’où la nécessité prochaine d’un ministère de la Condition masculine.»

http://www.journaldemontreal.com/2013/08/22/ministre-de-la-condition-masculine

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GAPPA regrette l’intrusion mercantile de ces publicités qui apparaissent parfois en fin d’article, et remédiera très bientôt à la situation. Merci de votre répulsion.

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