SPVM NINJA

AmiEs #GAPPA!

Il semble fort rare que les médias s’attardent sur les accusations criminelles portées contre des policiers, particulièrement lorsque ceux-ci sont reconnus coupables… soulignons donc l’occasion, aujourd’hui, alors qu’Amir El Alfy, policier de 10 ans d’expérience à Montréal et ninja culturiste de l’escouade anti-émeute, a contribué au rayonnement à l’international du SPVM en faisant parler de lui, entre autres pour d’édifiantes citations comme « On a bûché, j’ai jamais fessé aussi fort sur du monde », ou « On était en train de démolir ces enfoirés ». Mais ce n’est pas tout, loin de là!

Il a donc plaidé coupable, aujourd’hui (11 mai 2015), aux accusations portées contre lui de « vol de iPhone » et « d’importation de drogue/substance ».

On ignore, par contre, ce qu’il est advenu des accusations qui auraient été portées contre lui, en mai 2013, de « recel » et « possession d’une arme prohibée, en l’occurrence un shuriken (étoile de ninja) »… Euh, étoile de ninja?

En plus de piquer notre curiosité sur ses talents de guerrier de l’ombre (peut-être ceux-ci auraient-ils été fort utiles au SPVM, pour contrer la fléchette magique du 27 mars dernier), la première version de l’article de La Presse du 22 mai 2013 nous apprenait également qu’El Alfy était un « ancien membre du groupe d’intervention ». Mais il semble que ce détail ait depuis été corrigé, et/ou aura échappé aux autres journalistes qui se sont intéressés au dossier.

Ces quelques accusations, datant de mai 2013, se sont avérées être le résultat imprévu d’une enquête ouverte suite à sa présence à « Playa Del Carmen au Mexique lorsqu’un enquêteur de la police de Montréal a été sévèrement battu dans un bar en janvier 2011 », « lorsqu’un policier avait été tabassé pour avoir voulu dénoncer un collègue qui était avec un membre du crime organisé ».

Mais malgré le démantèlement suite à cette enquête d’un « petit réseau bien structuré et établi de culture et de production de marijuana », et la condamnation peu après de Shane Kenneth Maloney et Marc-André Lachance, avec qui fraternisait El Alfy, il ne semble pas avoir eu à craindre d’autres accusations pour ses liens avec ces figures connues du crime organisé et sa présence lors de cet incident… Tout est bien qui finit bien?

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« El Alfy, un policier adepte de culturisme et
ancien membre du groupe d’intervention, est accusé de
vol de iPhone, recel, possession d’une arme prohibée,
en l’occurrence un shuriken (étoile de ninja), et importation de drogue. »

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« Quatre policiers, deux de la police de Montréal, et deux de la police de Longueuil, ont été arrêtés et vont comparaître par voie de sommation le 29 juillet prochain relativement à des infractions diverses, dont importation et trafic de stupéfiants et de stéroïdes.
Deux de ces policiers, Amir El Alfy, 33 ans, du SPVM, et Maxime Marcotte, de la police de Longueuil, étaient présents à Playa Del Carmen au Mexique lorsqu’un enquêteur de la police de Montréal a été sévèrement battu dans un bar en janvier 2011. »

« El Alfy, un policier adepte de culturisme et ancien membre du groupe d’intervention, est accusé de vol de iPhone, recel, possession d’une arme prohibée, en l’occurrence un shuriken (étoile de ninja), et importation de drogue. »

« À la suite du passage à tabac d’un enquêteur du SPVM au Mexique, la Division du crime organisé de la police de Montréal a commencé une enquête et ciblé El Alfy et Marcotte. Mais durant celle-ci, les enquêteurs ont constaté de nouvelles infractions commises présumément par d’autres policiers gravitant autour des deux premiers. »

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/faits-divers/201305/22/01-4653361-quatre-policiers-arretes.php

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Policier battu au Mexique: 17 personnes accusées au total
Publié le 22 mai 2013 à 16h36 | Mis à jour le 23 mai 2013 à 16h23 | Daniel Renaud, La Presse

En enquêtant sur les quatre policiers du SPVM et de Longueuil arrêtés dans la foulée de l’affaire de l’agent battu au Mexique, les membres de la Division du crime organisé de la police de Montréal ont démantelé un petit réseau bien structuré et établi de culture et de production de marijuana.

Selon nos sources, outre les quatre policiers, 13 autres personnes, toutes des civiles, ont été arrêtées ces derniers jours et ces dernières semaines et comparaîtront sur promesse dans cette affaire. »

« El Alfy est accusé de vol de iPhone, recel, possession d’une arme prohibée, en l’occurrence un shuriken (étoile de ninja), et importation de substance, vraisemblablement des stéroïdes. »

Son collègue Charles Lavallée, est accusé de trafic de substance et de possession de haschisch.

Quant aux deux policiers de Longueuil, Maxime Marcotte et Olivier Roy, ils font chacun face à des accusations de fraude, complot, abus de confiance et utilisation frauduleuse des données de la Centrale de renseignements policiers du Québec.

On ignore pour le moment si certaines des accusations concernent les événements du Mexique, mais selon nos sources, il semblerait que non.

Deux de ces policiers, El Alfy, du SPVM, et Maxime Marcotte, de la police de Longueuil, étaient présents à Playa Del Carmen au Mexique lorsqu’un enquêteur de la police de Montréal a été sévèrement battu dans un bar en janvier 2011. Des détails au sujet de ces deux policiers ont été révélés lors de l’enquête sur cautionnement de deux individus accusés dans cette affaire, Shane Kenneth Maloney et Marc-André Lachance, mais ils sont frappés d’un interdit de publication.

À la suite du passage à tabac de l’enquêteur au Mexique, la Division du crime organisé de la police de Montréal a commencé une enquête et ciblé El Alfy et Marcotte. Mais durant celle-ci, les enquêteurs auraient constaté de nouvelles infractions commises par d’autres policiers gravitant autour des deux premiers.

Les quatre policiers sont suspendus sans solde depuis plusieurs mois. Ils le demeureront tant que les procédures judiciaires ne seront pas terminées.’

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/201305/22/01-4653361-policier-battu-au-mexique-17-personnes-accusees-au-total.php

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Quatre policiers arrêtés pour trafic de stupéfiants
Mise à jour le mercredi 22 mai 2013 à 22 h 51 HAE | Radio-Canada

Quatre policiers, deux du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et deux du Service de police de l’agglomération de Longueuil, ont été arrêtés mercredi et feront face à différentes accusations, dont trafic de stupéfiants.

Les arrestations sont le résultat d’une enquête conjointe effectuée par les deux services de police depuis un an et demi, a expliqué le porte-parole du SPVM, Ian Lafrenière.

L’affaire remonte au 9 janvier 2011, lorsqu’un policier du SPVM a été « sauvagement battu » à Playa del Carmen, au Mexique.

L’enquêteur aurait surpris et pris en photo Amir El Alfy, du SPVM, et Maxime Marcotte, de la police de Longueuil, en train de boire une bière dans une discothèque avec deux Hells Angels, Marc-André Lachance et Shane Kenneth Maloney.

Dès le retour de l’enquêteur au Québec, le SPVM a ouvert une enquête et ciblé immédiatement les deux policiers qui étaient en compagnie de membres des Hells. Ces derniers ont été arrêtés en marge de cet événement et leur procès est frappé d’une ordonnance de non-publication.

Quant aux deux policiers qui étaient présents sur place, mais dont on ignore pour l’instant leur implication dans l’agression de l’enquêteur, ils ont été suspendus sans solde en juin 2011.

Le SPVM a aussi mené une enquête sur deux autres agents : Charles Lavallée du SPVM et Olivier Roy de la police de Longueuil, qui gravitaient autour des deux patrouilleurs qui faisaient déjà l’objet d’une enquête.

Le porte-parole du Service de police de l’agglomération de Longueuil, Martin Simard, a indiqué que les deux hommes concernés étaient suspendus depuis « quelques mois ».

Diverses accusations

Au sein du SPVM, Amir El Alfy sera accusé d’importation de stupéfiants, mais aussi de vol, recel et possession d’une arme prohibée. Charles Lavallée, également policier au SPVM, devrait quant à lui être accusé de trafic de stéroïdes et possession simple de haschisch.

« Pour ce qui est des deux policiers de Longueuil, il s’agirait de diverses accusations en fraude, complot, utilisation du CRPQ – donc de l’ordinateur policier – et aussi d’abus de confiance », a indiqué le porte-parole du SPVM, Ian Lafrenière.

Les quatre policiers arrêtés comparaîtront par voie de sommation le 29 juillet prochain. Ultimement, ils pourraient tous être destitués, selon Ian Lafrenière.

Au total, 17 personnes sont ou seront accusées pour leur implication dans la culture de marijuana, le trafic, et la possession de divers stupéfiants.

http://ici.radio-canada.ca/regions/Montreal/2013/05/22/004-quatre-policiers-arretes-spvm-longueuil-mexique-stupefiants-trafic.shtml

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Deux ans de prison pour le caïd Maloney
Publié le 14 décembre 2013 à 10h30 | Mis à jour le 14 décembre 2013 à 10h30 | Daniel Renaud, La Presse

« Shane Kenneth Maloney, considéré par la police comme l’un des membres importants de la relève du crime organisé irlandais au Québec, a été condamné à deux ans de prison hier relativement à l’affaire de l’enquêteur de la police de Montréal violemment battu au Mexique en janvier 2011.

Le juge Claude Parent de la Cour du Québec a entériné une suggestion commune de la poursuite et de la défense. Maloney a plaidé coupable à l’accusation d’intimidation contre une personne associée au système de justice.

En revanche, le chef de complot a été retiré. Il reste toujours un accusé dans cette retentissante affaire: Marc-André Lachance, un individu considéré, à une certaine époque du moins, comme un sympathisant des Hells Angels. Le procès devait se poursuivre hier, mais il a été suspendu, en attendant la suite des choses.

L’enquêteur du SPVM se trouvait en vacances au Mexique avec sept autres collègues de travail en janvier 2011 lorsqu’il a aperçu des policiers qui fraternisaient avec des individus liés aux motards dans un bar de Playa del Carmen. Il a pris discrètement la scène en photo, mais a été repéré par Marc-André Lachance et séquestré par ce dernier et d’autres individus qui l’ont battu et interrogé durant plusieurs heures.

Durant le procès, le policier a raconté en détail son calvaire. Au terme de son passage à tabac, Maloney et Lachance l’auraient menacé de s’en prendre à nouveau à lui, ainsi qu’à sa famille s’il leur causait des problèmes à leur retour au Québec. Cela explique les accusations portées. Précisons qu’aucune accusation de voies de fait n’a été déposée dans cette affaire puisque les coups ont été portés au Mexique. Les accusés se sont néanmoins adressés à la Cour supérieure, alléguant qu’aucune accusation ne pouvait être portée contre eux en raison d’un problème de juridiction, mais ils ont été déboutés. »

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/affaires-criminelles/201312/14/01-4720964-deux-ans-de-prison-pour-le-caid-maloney.php

« SHANE KENNETH  MALONEY
Membre du Gang de l’Ouest, l’homme de 35 ans et ses présumés complices arrêtés en novembre dernier dans l’opération Loquace auraient voulu prendre le contrôle de l’importation et la distribution de cocaïne au Canada, selon la police. D’après nos sources, le réseau s’approvisionnait directement auprès des cartels mexicains. Il semble d’ailleurs que Maloney se trouvait au Mexique pour faire des affaires et pour fuir la chaleur policière lorsqu’est survenu en janvier 2011 le passage à tabac d’un enquêteur du SPVM pour lequel il est accusé. »

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/affaires-criminelles/201304/19/01-4642457-les-cartels-mexicains-etendent-leurs-tentacules-au-pays.php

« Qui est Maloney?

Shane Kenneth Maloney serait un acteur important du crime organisé, selon la police. Dans les dernières années, il aurait fait régulièrement la navette entre le Québec et la Colombie-Britannique, où il possède une résidence.

Maloney et un autre individu, Marc-André Lachance, avaient été arrêtés le 27 octobre 2011 relativement auviolent passage à tabac d’un enquêteur de la police de Montréal, en janvier précédent, dans un bar de Playa Del Carmen, au Mexique. Un interdit de publication nous empêche toutefois de donner les détails de cette agression. Maloney et Lachance sont accusés d’intimidation et de menaces dans cette affaire.

En 2010, Maloney a également été ciblé dans une enquête de la Sûreté du Québec sur un réseau de trafiquants d’armes. Il n’a toutefois pas été arrêté. La même ordonnance nous interdit de dévoiler les détails de cette enquête. »

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/201211/01/01-4589122-1000-policiers-frappent-un-reseau-de-trafiquants-lie-au-crime-organise.php

« Marc-André Lachance a plaidé coupable à des accusations de gangstérisme, complot pour trafic de stupéfiants, possession de stupéfiants dans un but de trafic, possession d’arme prohibée et recel. En soustrayant la détention préventive calculée en simple, il lui reste quatre ans et sept mois de prison à purger. Mais Lachance n’en a pas fini avec la justice pour autant. Lui et un membre du crime organisé irlandais, Shane Kenneth Maloney, sont toujours accusés d’avoir menacé un enquêteur du SPVM violemment passé à tabac à Playa Del Carmen en janvier 2011. Ils contestent cependant en Cour supérieure la validité des accusations portées ici alors que les événements sont survenus au Mexique.

Rappelons que Maloney est également toujours accusé à la suite de l’opération Loquace, un autre important projet de la SQ mené en novembre 2012 dans lequel il y a eu des fuites. Cette enquête sera elle aussi examinée à la suite de l’arrestation de Benoit Roberge. C’est la conjointe de ce dernier qui était la procureure de la Couronne attitrée au dossier, mais elle a été relevée provisoirement de ses fonctions avec traitement. Cette dernière n’aurait rien à se reprocher dans cette retentissante affaire précisent la Sûreté du Québec et le directeur des poursuites criminelles et pénales. »

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/proces/201310/11/01-4698837-projet-carcan-six-ans-et-demi-de-prison-pour-un-des-accuses.php

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Un policier coupable d’avoir volé un iPhone d’un manifestant
Lundi, 11 mai 2015 15:56 | MISE à JOUR Lundi, 11 mai 2015 17:56 | MISE à JOUR Lundi, 11 mai 2015 18:29 | Michael Nguyen, Journal de Montréal

Un policier a plaidé coupable ce lundi d’avoir volé à ce qu’il appelle un « pauvre idiot de manifestant » un iPhone lors du printemps étudiant.

« On a bûché, j’ai jamais fessé aussi fort sur du monde, et c’est là que j’ai vu le iPhone 4S », avait dit Amir El Alfy à un ami au printemps 2012.

La voix enjouée et pleine d’enthousiasme, le policier depuis suspendu sans salaire a raconté à cet ami non identifié comment il avait trouvé ce téléphone d’un « pauvre idiot de manifestant qui essayait de filmer (les policiers) », et qu’il comptait le revendre.

« Ça me paye la moitié d’un voyage dans le Sud ce téléphone-là », a-t-il dit lors d’une autre conversation téléphonique.

À sa copine, il avait précisé que c’était un cellulaire « flambant neuf », qui appartenait à un manifestant.

« On était en train de démolir ces enfoirés », avait-il dit à une autre personne.

Sous écoute

Le hic, c’est qu’El Elfy était sous écoute quand il avait parlé à ces personnes. Il était en effet présent au Mexique lorsqu’un policier avait été tabassé pour avoir voulu dénoncer un collègue qui était avec un membre du crime organisé.

El Alfy n’a jamais été accusé pour cette affaire, sauf que les autorités avaient découvert l’affaire du vol du iPhone, et qu’il avait en plus importé illégalement du Cialis.

L’accusé, qui cumule 10 ans d’ancienneté au Service de police de la Ville de Montréal, a plaidé coupable aux deux infractions, ce lundi au palais de justice de Montréal.

Il est présentement suspendu sans solde de la police, et il travaille chez un concessionnaire automobile.

Amende ou absolution?

Au cours de l’audience, la poursuite n’a pas manqué de souligner la gravité du crime.

« On parle d’un policier en devoir, ce n’est pas rien », a plaidé Me Sylvain Petitclerc de la Couronne.

Il s’oppose ainsi à la défense, qui a suggéré une absolution inconditionnelle pour El Elfy.

« Il n’a pas d’antécédents judiciaires ni disciplinaires, a plaidé Me Dylan Jones. Il s’est repris en main, il a un nouvel emploi. »

La Couronne suggère pour sa part une amende, à la discrétion du juge. El Afly aurait ainsi un casier criminel.

« Sinon, les gens vont se dire que (les policiers qui commettent un acte criminel) peuvent faire n’importe quoi », a souligné Me Petitclerc.

Et si une simple amende peu paraître clémente, le juge Denis Mondor a rappelé qu’elle s’inscrirait dans un contexte ou l’accusé risque fort de ne plus jamais être policier.

« Le public va comprendre qu’il risque de perdre son emploi », a renchéri Me Petitclerc.

Le juge Denis Mondor rendra sa sentence en juillet.

http://www.journaldemontreal.com/2015/05/11/un-policier-coupable-davoir-vole-un-iphone-dun-manifestant

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Un policier du SPVM risque la destitution pour un iPhone
Publié le 11 mai 2015 à 16h41 | Mis à jour à 16h41 | Christiane Desjardins, La Presse

Ignorant qu’il était sous écoute électronique, Amir El Alfy, un policier du SPVM, s’est targué d’avoir trouvé un iPhone de 800 $ par terre, lors d’une échauffourée avec des étudiants manifestants, le 19 mars 2012. Il cherchait maintenant à revendre l’appareil.

Ce qu’il avait pris pour un coup de chance lui a plutôt apporté la guigne. M. El Alfy a été accusé de vol et a été suspendu sans solde de son emploi.

Lundi, trois ans après les faits, l’homme de 35 ans a plaidé coupable à des accusations de vol et importation de 250 comprimés de Viagra et Cialis. Le procureur du ministère public, Sylvain Petitclerc, propose d’imposer des amendes d’environ 2000 $ à M. El Alfy, tandis que l’avocat de la défense, Me Dylan Jones, suggère une absolution inconditionnelle et un don équivalent au montant des amendes suggéré par la Couronne. El Alfy risque de perdre son emploi au SPVM, ont convenu les deux parties.

Un voyage dans le sud

Lundi, le procureur de la Couronne a fait entendre les conversations que El Alfy a tenues en 2012. M. El Alfy était sous enquête parce qu’en janvier 2012, il s’était trouvé dans un bar au Mexique, où un policier avait été battu. Ce policier avait pris des photos de policiers qui étaient en compagnie de gens du crime organisé. M. El Alfy était considéré comme un possible suspect. Il n’a jamais été accusé pour cette affaire cependant.

Dans ces conversations, El Alfy racontait notamment à son amie de coeur qu’il avait été appelé à intervenir lors d’une manifestation étudiante sur la rue McGill College, où le premier ministre Jean Charest se trouvait avec ses gardes du corps. Il y avait eu échauffourée avec les manifestants qui essayaient de pénétrer dans l’immeuble. Dans la cohue, le policier El Alfy avait vu un iPhone par terre et l’avait ramassé. Il ne l’a pas apporté au poste de police, comme il aurait dû le faire.

«Ça me paie la moitié d’un voyage dans le sud, juste le téléphone», a-t-il dit à sa petite amie, qui le trouvait bien chanceux. «Je vais l’updater, effacer les données, puis j’ai un téléphone de 800 $», ajoutait-il. Il racontait que ça appartenait sans doute à un manifestant, un «fucker» qui avait peut-être voulu les filmer. Il a aussi signalé qu’ils avaient «vargé» sur les manifestants qui essayaient de pénétrer dans l’immeuble.

L’écoute a aussi démontré que M. El Alfy a tenté de vendre le téléphone.

M. El Alfy a aussi plaidé coupable pour avoir importé illégalement 250 comprimés de Cialis et Viagra en provenance du Royaume-Uni. Les capsules étaient apparemment pour sa consommation personnelle. Comme M. El Alfy fait beaucoup de musculation, cela «peut amener des conséquences physiques pour lesquelles il a voulu pallier», a résumé Me Petitclerc.

M. El Alfy était policier depuis dix ans au SPVM. Il s’est trouvé un autre emploi dans la vente de voitures. Le juge Denis Mondor rendra sa décision en juillet.

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/proces/201505/11/01-4868815-un-policier-du-spvm-risque-la-destitution-pour-un-iphone.php

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Trafic de stéroïdes anabolisants: un policier décoré risque la destitution
Publié le 02 octobre 2015 à 00h00 | Mis à jour le 02 octobre 2015 à 07h17 | Christiane Desjardins, La Presse

Décoré en 2011 pour un acte méritoire accompli en tant que policier au SPVM, Charles Lavallée était arrêté l’année d’après, devant ses collègues, pour trafic de stéroïdes anabolisants. Quelle peine doit-on imposer à cet homme de 37 ans, qui souhaite réintégrer son emploi de policier?

C’est ce que le juge Jean-Pierre Boyer doit maintenant décider, après avoir entendu les avocats des deux parties, hier, à Montréal. La Couronne propose une amende de 2500$, tandis que la défense demande une absolution inconditionnelle.

M. Lavallée, accusé de trafic de stéroïdes et de possession de haschich, a plaidé coupable.

Le 24 avril 2012, alors qu’il se préparait à travailler lors d’une énième manifestation du printemps érable avec des collègues, M. Lavallée s’est fait arrêter dans la cour du quartier général du SPVM avec un autre policier. Il venait de remettre discrètement une bouteille de 100 comprimés de stéroïdes anabolisants à un collègue, alors qu’il était filmé à son insu. Une perquisition effectuée chez lui par la suite a mené à la découverte de 1,16 gramme de haschich dans sa table de chevet. Une grande quantité de stéroïdes ainsi que des seringues ont été trouvés dans son casier au poste, mais il ne s’agit pas de produits illégaux.

M. Lavallée a été suspendu sans solde, dès son arrestation. «Il a été puni pas à peu près, a souligné son avocat, Me Philip Schneider. Il a déjà assez payé. Il n’a rien fait pour faire du mal aux autres, donnez-lui une chance de poursuivre sa carrière.»

La possession simple de stéroïdes n’est pas illégale, c’est le trafic qui l’est. M. Lavallée aurait pu bénéficier d’un procès par voie sommaire – soit pour un délit de moindre gravité -, mais le ministère public a choisi de l’accuser d’un acte criminel, étant donné qu’il est policier.

Le procureur de la Couronne Sylvain Petitclerc a plaidé qu’un policier doit donner l’exemple. «Il faut s’attaquer à cette culture insidieuse de policiers qui se tiennent entre eux et qui se pensent au-dessus des lois. Il était policier, il faut qu’il s’attende à des conséquences.»

Le juge Boyer rendra sa décision le 18 décembre.

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/affaires-criminelles/201510/01/01-4905884-trafic-de-steroides-anabolisants-un-policier-decore-risque-la-destitution.php

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Montreal cop pleads guilty to theft, importing large amounts of Viagra and Cialis
Published on: May 11, 2015 | Last Updated: May 11, 2015 1:46 PM EDT | Monique Muise, Montreal Gazette

http://montrealgazette.com/news/local-news/montreal-cop-pleads-guilty-to-theft-importing-large-amounts-of-viagra-and-cialis

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Un policier du SPVM accusé de trafic d’ecstasy et de speed
Publié le 12 novembre 2015 à 17h31 | Mis à jour à 18h00 | Louis-Samuel Perron, La Presse

Un policier de Montréal épinglé par ses collègues mercredi soir devra faire face à la justice: Philippe Bonenfant a été accusé d’avoir fait du trafic d’ecstasy et de speed jeudi après-midi au palais de justice de Montréal. Le policier de 29 ans patrouillait depuis six ans dans les rues du centre-ville de la métropole.

En plus du trafic de drogue, Philippe Bonenfant est accusé d’avoir incité quelqu’un à faire le trafic de stupéfiants et d’avoir possédé une arme prohibée, soit un coup de poing américain. Tous ces crimes se seraient produits mercredi, à Montréal.

Le patrouilleur du poste de quartier 21 est également accusé de s’être servi frauduleusement d’un ordinateur entre le mois de mars et le mois de septembre. Il reviendra en cour vendredi matin pour subir son enquête sur remise en liberté, puisque la Couronne s’est opposée à sa libération.

«C’est toujours préoccupant de constater qu’on arrête un collègue de travail. Ce sont des choses que nous prenons au sérieux», a déclaré à La Presse le commandant du SPVM Khanh Du Dinh. L’officier n’a pas voulu donner plus de détails sur l’enquête qui a mené à l’arrestation du policier.

La Fraternité des policiers et policières de Montréal n’a pas désiré commenter l’affaire.

Ce n’est pas la première fois qu’un policier du SPVM fait face à des accusations liées au trafic de stupéfiants. Le policier Amir El Alfy avait plaidé coupable en mai dernier de vol et d’importation de comprimés de Viagra et Cialis. Son collègue Charles Lavallée avait aussi plaidé coupable cet automne de trafic de stéroïdes et de possession de hachich.

http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201511/12/01-4920193-un-policier-du-spvm-accuse-de-trafic-decstasy-et-de-speed.php

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Le «sandwich aux excréments» à l’origine de l’enquête
Première publication 14 juin 2013 à 11h33 | Mise à jour : 14 juin 2013 à 14h57 | Jean-François Desbiens, TVA Sherbrooke

Des excréments humains trouvés dans le sandwich d’un agent du Service de police de Sherbrooke sont à l’origine de l’enquête qui a conduit à l’arrestation et la mise en accusation d’Alex Therrien.

Le policier de 37 ans fait face à huit chefs d’accusation, des accusations d’abus de confiance relativement à son travail de policier en utilisant le Centre de renseignements policiers du Québec afin de transmettre de l’information à un tiers non autorisé, d’avoir obtenu frauduleusement les services d’un ordinateur et d’entrave à la justice en faisant disparaître ou détruisant un constat d’infraction.

C’est dans le cadre d’une enquête interne pour contrer l’intimidation à l’endroit de deux patrouilleurs qu’ont été découvertes les activités louches auxquelles se livrait Alex Therrien et les liens étroits qu’il entretenait avec des membres d’un groupe criminel.

En juillet 2012, deux patrouilleurs ont accordé un passe-droit à un collègue intercepté pour un grand excès de vitesse à motocyclette.

L’incident rapporté à la direction, les patrouilleurs ont été obligés par la suite d’émettre un constat d’infraction.

Les deux agents ont par la suite été victimes de harcèlement de la part de certains policiers du service. L’un d’entre-eux a découvert, un midi d’octobre dernier, que des excréments humains ont été placés dans son sandwich, laissé dans le réfrigérateur de la cafétéria du poste de police.

Soupçonnant une dizaine d’agents, les enquêteurs ont obtenu des mandats pour avoir accès aux messages textes de ceux qu’ils croient reliés à cette affaire.

En épluchant les messages électroniques de policiers, les enquêteurs se sont aperçus qu’Alex Therrien s’approvisionnait en stéroïdes d’un fournisseur relié aux Hells Angels.

Ce sont les nombreux échanges interceptés entre lui et son fournisseur, qui exerce le métier de tatoueur, qui ont conduit à l’arrestation du policier de 37 ans en mars dernier.

Des extraits de la preuve déposée au dossier

Selon les motifs au soutien du mandat d’arrestation émis contre Alex Therrien, l’enquêteur aux normes professionnelles du Service de police de Sherbrooke, Mario Lebrun, a remarqué que ce dernier s’achetait des stéroïdes anabolisants aux deux semaines.

«Les nombreuses photos sur le compte Facebook d’Alex Therrien sont d’ailleurs très indicatives d’une croissance anormale et rapide de ses muscles et son apparence physique», en conclut le lieutenant Éric Emard Gracia de l’Escouade contre le crime organisé de la Sûreté du Québec.

«Hey bro. J’ai ton Cialis. T’as deux Turibanole. Si ça te dérange pas trop, j’t’en prendrai un et te le redonnerai la semaine prochaine.» (fournisseur)

«J’ai tout reçu big, 110 Cialis, 80 Prop et 40 billets total 230 bro.» (fournisseur)

«Ok, merci bro.» (Alex (Therrien)

«Brozn si ye pas trop tard, cialis, proprionate stp» (Alex Therrien)

«Sem prochaine» (fournisseur)

«Mon chum contrôle rien, c’est le lab tant que c’est back order, j’peux rien faire bro !» (fournisseur)

Ces extraits ne sont que quelques-uns des centaines de messages texte que se sont échangés entre juillet et décembre dernier Alex Therrien et un tatoueur dont on taira le nom, mais qui entretiendrait des liens avec des membres d’un groupe criminel.

Ce tatoueur aurait servi de fournisseur de stéroïdes anabolisants au policier de 37 ans.

La présumée taupe du SPS lui aurait même fourni de l’information confidentielle comme en font foi ces messages échangés en septembre dernier:

«Hey bron tu pourrait tu m’trouver l’adresse de … Un petit criss de Sherbrooke qui a des dossiers de fraude.» (fournisseur)

«Oui mais chu en congé pour quatre jours, je retravaille juste lundi» (Alex Therrien)

«Merci y chauffe un Subaru noir» (fournisseur)

«Ok j’check ça» (Alex Therrien)

http://tvanouvelles.ca/lcn/judiciaire/archives/2013/06/20130614-113306.html

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Certains sont d’avis qu’il n’y a pas meilleur tremplin pour une vie de crime qu’une carrière dans les forces de l’ordre…

Ces cas d’arrestations de gangsters employés par les villes de Montréal et Longueuil en sont un rappel alarmant.

Combien d’agents truands profitent de leur statut légitime d’hors-la-loi pour en abuser?

Et comment font leurs collègues honorables, s’il en reste, pour ne pas voir quand d’autres policiers volent, fraudent, complotent, et jouent carrément au ninja?

Leur silence est-il signe d’une solidarité entre complices, ou plutôt d’une omertà imposée par la terreur?

Laisser la police surveiller la police, est-ce vraiment le meilleur moyen de s’assurer, comme société, que ceux qui sont désignés pour la protéger ne sont pas des bandits?

Veut-on laisser au hasard d’enquêteurs plus ou moins tabassés la découverte de « nouvelles infractions commises par d’autres policiers »?

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GAPPA regrette l’intrusion mercantile de ces publicités qui apparaissent parfois en fin d’article, et remédiera très bientôt à la situation. Merci de votre répulsion.

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